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Hydrothérapie et thyroïde

L'hydrothérapie peut être une alliée intéressante dans le traitement des maladies de la thyroïde même s'il faut être persévérant avec elle.

Le terme d'hydrothérapie recouvre de nombreuses pratiques qui n'ont pas toutes leur utilité dans la prise en charge des maladies de la thyroïde.

Dans le cadre du traitement des pathologies thyroïdiennes en médecine douce, l'hydrothérapie permettra :

  • d'aider à retrouver un sommeil réparateur grâce à des bains chauds avant de se coucher ou en piétinant dans l'eau fraîche pendant environ 2 minutes (éventuellement dans de l'eau chaude si on a les pieds froids) ;
  • de diminuer les goitres en appliquant des compresses d'eau de mer un quart d'heure chaque jour (à défaut d'eau de mer vous pouvez saler de l'eau douce) ;
  • de soulager les yeux en cas d'exophtalmie (encore à l'aide d'une compresse) ;
  • de soulager le cœur en cas de troubles du rythme cardiaque en effectuant des bains de bras toutes les après-midis pendant à peu près une minute.

Hydrothérapie au quotidien

Il est également recommandé :

  • de se passer un gant humide et frais sur le corps tous les matins ;
  • de faire des bains de siège à l'eau fraîche ;
  • de faire des bains de pieds ;
  • de marcher pieds nus ;
  • de piétiner dans la rosée le matin (voire dans la neige ou dans la mer lorsqu'on est au bord de l'eau).

Bien entendu ces éléments, s'ils peuvent être bénéfiques au quotidien ne suffisent pas à apporter de guérison durable et il sera nécessaire de les accompagner d'une hygiène de vie correcte (prendre l'air, se reposer, profiter du soleil, faire de l'exercice) et d'une alimentation adaptée. 

Lire l'article Ooreka

Plasma marin

Le plasma marin préconisé par René Quinton permet de jouer au niveau de l'organisme en :

  • renouvelant le milieu interne ;
  • l'épurant ;
  • le régénérant ;
  • l'équilibrant.

Il permet d'avoir une action aussi bien sur les dysfonctions qui touchent la glande thyroïde que sur celles qui affectent les glandes parathyroïdes.

L'eau de mer isotonique (diluée à l'eau douce) ne présente aucune contre-indication thérapeutique particulière et se présente sous forme d'injections :

  • sous-cutanées ;
  • intramusculaires ;
  • intraveineuses.

Celles-ci sont en général réalisées un jour sur deux (deux ou trois fois par semaine).

L'absorption d'eau de mer, elle, est à réserver aux cas d'hypothyroïdie, elle est déconseillée aux personnes souffrant d'hyperthyroïdie.

Iode et thyroïde

L'iode participe naturellement aux fonctions de la thyroïde en temps normal, elle constitue en quelque sorte son carburant.

Iode en tant que complément

Il peut être par ailleurs nécessaire d'augmenter sa consommation d'iode en cas de carence en iode avérée (rare dans les pays industrialisés).

Cela peut se faire en consommant :

  • des produits de la mer (poissons, crustacés, œufs de lompe) ;
  • des algues marines (l'Anses indique toutefois qu'il n'est pas pertinent de consommer des produits contenant des algues dans le but de corriger une déficience en iode se traduisant par un trouble thyroïdien) :
    • l'algue laminaire (Laminaria Japonica) ;
    • la dulse ;
    • le varech (Fucus vesiculosus) ;
  • des végétaux particulièrement chargés en iode.

On distingue ce traitement de complétion du traitement de la thyroïde à l'iode radioactif.

Ce dernier est destiné à maîtriser, entre autres, les hyperthyroïdies. Il intervient également dans les suites de traitement de cancer thyroïdien.

Iode dans les suites du cancer de la thyroïde

Dans les suites d'un cancer de la thyroïde ont peut être amené à administrer aux patients de l'iode 131.

Le principe est le suivant : les cellules thyroïdiennes résiduelles (suite à une ablation de la thyroïde) vont capter l'iode 131 et vont être directement détruites par le rayonnement émis par celui-ci lorsqu'il se désintègre.

Pour favoriser la fixation de cet isotope au niveau des cellules thyroïdiennes :

  • soit on maintient une hypothyroïdie (le patient ne prend aucun traitement substitutif) avec tous les symptômes que cela suppose ;
  • soit on utilise la rhTSH (TSH recombinante humaine) en injection intramusculaire, ce qui donne les mêmes résultats sans pour autant cesser de prendre la thyroxine.

Étant donné la toxicité (les radiations) de l'iode 131, le patient est hospitalisé, isolé dans une chambre spéciale.

Ce traitement reste bien entendu proscrit chez les femmes enceintes.